Colloque sur l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiant-e-s extra communautaires
- 9 juin
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Hier, j’ai participé à un colloque organisé par ma collègue Marie Mesmeur à l’Assemblée nationale réunissant des collectifs étudiants et universitaires mobilisés contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiants étrangers.
Cette hausse n’est pas une simple mesure budgétaire. Elle traduit une vision politique de l’université : une université où l’on trie, où l’on sélectionne par l’argent, où l’accès au savoir devient un privilège plutôt qu’un droit.
À celles et ceux qui prétendent que les étudiants étrangers devraient « payer le prix » de leur formation, nous répondons que le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’a pas vocation à devenir un marché mondial où l’éducation s’achète comme un service et où les établissements sont mis en concurrence.
Derrière cette politique se dessine un projet plus large : celui de la marchandisation de l’enseignement supérieur et de la soumission de la production des connaissances aux logiques du capital. Ce n’est pas seulement une mesure discriminatoire, c’est une attaque contre l’idée même de service public et contre l’universalité du savoir.
Le savoir est un bien commun. Il appartient à celles et ceux qui le produisent et à la société tout entière, pas aux intérêts du marché. Défendre une université ouverte, accessible et émancipatrice, c’est défendre une certaine idée de la démocratie.
Nous avons toutes les raisons de refuser cette augmentation des frais d’inscription et de poursuivre la mobilisation.















