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Colloque sur les libertés Académiques à l'Assemblée nationale

  • 20 avr.
  • 2 min de lecture

#AuPalais Aujourd’hui, c’était séminaire de la Coordination Antifasciste Pour l'Affirmation des Libertés Académiques et Pédagogiques (CAALAP), que j'ai accueilli à l'Assemblée nationale et coorganisé avec Danièle Joly, sociologue et directrice du CRER. Une cinquantaine de professionnel·les, d’étudiant·es, de délégué·es syndicaux et de militant·es présent·es, pour approfondir les diagnostics et, sur cette base, construire des pistes d’action et d’intervention.



Ont été abordés, par Romain Poyet (Entreprises Illégitimes dans l’Enseignement Supérieur), Robin Haddad (Stop Academic Complicity) et Sophie Djigo (CAALAP), la lutte contre les financements privés, les alertes sur l'utilisation des données publiques à des fins privées, la censure des voix discordantes, l’opposition aux partenariats avec les universités israéliennes complices de la colonisation illégale de la Palestine et du génocide à Gaza, le financement européen à des projets de recherche dans le seul d'aider Frontex à réprimer les personnes migrantes.



A été également expliqué comment est organisé le piétinement du droit international par les universités, la nécessité d'investir les syndicats pour qu'ils pèsent radicalement dans les campus, de la manière dont les universités se plient aux volontés des entreprises en toute opacité et, enfin, des mobilisations des étudiants des grandes entreprises et de la répression qu'ils et elles subissent. Interventions de Thomas Nayla (NIDAL), Christine Buisson (Syndicat SUD Recherche) et Arthur Bougeard (Collectif Revendications Ingénieurs Central SUPELEC).



Enfin, les pistes d’action : d’abord, insister sur la nécessité de l'implication des enseignant·es-chercheur·ses dans les mobilisations antifascistes sur les campus, l'accueil des étudiant·es réfugié·es palestinien·nes, la contestation des conseils de discipline intentés de manière absolument arbitraire contre les étudiant·es mobilisé·es, la protection des enseignant·es prenant publiquement position. Interventions d’Amaury Lambert (ENS Paris et Collège de France), Dror Warschawski (Syndicat SUD Recherche & FRACBI), Frédéric Séchaud (Union CGT FERC SUP), Céline Casali & Sonia Dayan-Hezbrun (Association des Universitaires Pour le Droit International en Palestine) et Thomas Balenghien & Aude Valade (CGT CILAB).



Nous avons conclu sur des échanges nourris à propos d’actions concrètes. Entres autres propositions qui ont émergé et que e je partagerai sur mon site : la nécessité d'un soutien collectif aux chercheur·ses ou aux étudiant·es incriminé·es pour leurs engagement, la mise en commun des revendications localement par tous les membres du collectif, l’idée de l’envoi d’une délégation parlementaire pour documenter l'ampleur des destructions académiques en Palestine, la tenue organisée de boycotts, la nécessité que cette initiative soit ouverte à toutes et tous et s'adresse au plus grand nombre de personnes possible, avec des liens fort avec les parlementaires… J’ai rappelé en conclusion qu’il faut sortir la communauté de l’ESR de sa léthargie ; que l’urgence est de passer à l’action, d’entrer en résistance, pour renouer avec l’esprit scientifique et rationaliste qui a fait la grandeur de nos organismes publics de recherche. Du pain sur la place, et tant mieux. D’autres événements de ce genre sont d’ores et déjà à l’étude. À suivre !



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