Visite de l'observatoire de Juvisy avec la députée Claire Lejeune
- 9 juin
- 2 min de lecture
Passage passionnant à l'Observatoire de Juvisy-sur-Orge !
Fondé par l'astronome Camille Flammarion en 1883, c'est un patrimoine classé de la culture scientifique française, de la culture tout court. Son directeur, Jean Guérard, ainsi que Roland Lehoucq, astrophysicien et président de la Société Astronomique de France (également fondée par Flammarion), nous ont fait l'honneur et le plaisir à Claire Lejeune – député de cette circonscription de l'Essonne – et à moi-même de nous faire une visite complète. Cette visite très immersive nous a amené·es sous la coupole, où trônent la grande lunette d'époque et un beau télescope de l'astronome Eugène-Antoine Antoniadi, dont les aquarelles martiennes sont une splendeur. C'est assez émouvant de se retrouver dans cet espace confiné où Flammarion et ses collègues s'épuisèrent à observer les « canaux » de Mars et quantité d'objets célestes. Certains sont d'ailleurs encore conservés sous la forme de plaques photographiques encore utilisables pour la science d'aujourd'hui – des archives précieuses ! Nous avons découvert les salles de travail, la bibliothèque, les appartements particuliers de M. Flammarion... C'est désormais vide, et surtout à rénover. La bibliothèque est d'une incroyable richesse aussi. Historien de l'astronomie ayant travaillé naguère sur l'œuvre de Flammarion et l'astronomie populaire, j'ai été émerveillé à la découverte des volumes conservés et la richesse du fonds. Les correspondances de l'astronome font l'objet d'un inventaire méticuleux et d'une numérisation dans le cadre d'un projet ANR. Formidable de savoir que ce fonds sera consultable. Il faut certes le reconnaître néanmoins, ce patrimoine doit être préservé et son maintien consolidé. Avec le temps, le bâtiment donne des signes d'usure.
C'est tout l'enjeu de la discussion que nous avons eue. Le montant de l'investissement à engager pour préserver ce patrimoine n'est pas astronomique. Il y a urgence parce que les travaux du tramway qui longera l'observatoire de très près pourrait risquer de fragiliser la structure, et de toute façon, un gros rafraîchissement s'impose. L'option de créer un centre de culture scientifique, technique et industrielle est sur la table, et nous paraît opportune. L'astronomie y serait à l'honneur, comme les sciences du vivant, de la biodiversité (le parc de l'observatoire, où l'on retrouve les sépultures de Flammarion et ses deux épouses successives, Sylvie Pétiaux puis Gabrielle Renaudot), et les arts dans leur diversité – en continuité avec le projet de Flammarion. Claire et moi nous rendrons utiles quoi qu'il arrive, car nous mesurons l'importance de la mise en valeur de ce trésor scientifique et culturel.















